Au Pays d'Elles

du trauma de l’enfance à la conquête de soi : Une histoire vraie qui pourrait être un roman… Ou bien un roman qui s’inspire d’une histoire vraie

Un cadavre dans le placard

Toutes les histoires vraies pourraient servir l’imaginaire d’un écrivain parce qu’il y a dans le vécu de chaque être humain des événements tragiques, des événements traumatiques dans l’enfance ou à l’âge adulte, des deuils, des conflits, des désespoirs, des rebondissements, des actes de bravoure, des actes héroïques, puis il y a aussi des moments de bonheur, des succès, des espoirs. Nous sommes tous des héros à notre manière, des héros qui transportons à l’intérieur de nous, des choses enfouies, oubliées, rangées dans un coin de notre esprit, « ces choses de la vie » si joliment dépeintes dans le film de Claude Sautet, ces choses de nos vies qui se consument comme une cigarette, ce quotidien ordinaire qui nous affecte, ces tourments, ces vicissitudes, ces cadavres qui dorment dans notre esprit.

Perso, j’aime beaucoup les histoires vraies et les films inspirés d’histoire vécues.

L’humain regorge d’imagination, tu ne trouves pas ? Surtout quand il s’agit de se compliquer l’existence, ou de compliquer celles des autres. Tous les jours, je m’inspire de phrases entendues, de mots qui s’entrechoquent et font boum dans ma tête, de situations qui me désorientent, d’infos qui m’interpellent jusqu’à me donner la nausée. Je n’arrive pas à comprendre combien l’homme peut être aussi pervers, aussi tordu, aussi haineux. Pourtant je devrais comprendre… J’ai vécu auprès de personnes toxiques, hautement toxiques depuis mon enfance. Les choses de l’enfance nous forgent, elles sont le socle de notre devenir. Je ne dis pas qu’elles sont notre destin, je ne dis pas qu’on est voué à subir notre enfance toute notre vie.

Mais les cadavres sont dans le placard.

Qui sont-elles ces charognes qui assassinent à petit feu notre humanité ?

Qui sont ces assassins d’amour, ces voleurs de vie ?

Ma première autobiographie avait pour titre « Adieu voleurs de vie », pour autant je leur ai souvent dit au revoir sans pouvoir leur dire adieu. C’est compliqué les adieux. Ce sont des deuils à accomplir, des colères à sortir, des silences à hurler, des mots à oser, des pardons aussi à accorder. Je ne parle pas forcément de la mort, je parle des ruptures, celles qui nous sont imposées, celles que nous décidons. Les adieux nécessaires à notre survie. Je crois que les adieux les plus difficiles à faire sont justement ceux que nous devons faire avec les émotions assassinées dans notre cœur et qui ont donné naissance à des plantes carnivores.

Et là, tu te dis : « Thalia est folle ! Mais qu’est-ce qu’elle nous raconte ? »

Sais-tu que je me suis laissé persuader que j’étais bipolaire ? Pendant des années j’ai avalé des thymorégulateurs, des médicaments pour réguler l’humeur entre les très bas et les très hauts états d’âmes. J’ai même écrit un livre dont le titre est « L’Une et L’Autre » dans lequel je raconte ma vie de bipolaire… que je n’ai jamais été… seulement dans mon esprit, je l’étais tellement que j’en avais tous les signes. C’est terrible la manipulation mentale ! Comment certains êtres peuvent manipuler l’esprit des autres, l’esprit vulnérable et s’en servir à leur guise. C’est terrible de prendre le pouvoir sur l’autre, de le mettre en situation d’emprise psychologique, et de l’utiliser. Ce qui encore plus terrible, c’est de le faire sous couvert de l’amour.

Bref. Tout ça pour te parler des cadavres qui dorment à l’intérieur de nous, qui se réveillent souvent inconsciemment et qui nous font souffrir.

Il y a :

Les croyances

« Tu peux créer des tas de choses dans ton esprit, mais souviens-toi de quitter l’illusion quand il est encore temps. »

Thalia Remmil

Les dénis

« Refuse la réalité si tu en as besoin, le temps de revenir, d’ouvrir tes yeux et de regarder, le vrai. »

Thalia Remmil

Les mensonges

« Les mensonges sont des assassins de l’esprit, mais plus encore du cœur ; ils ont bien failli avoir ma peau, mais j’ai la peau dure. »  

Thalia Remmil

Les peurs

« La peur, c’est le début de l’échec, et la fin de la spontanéité. C’est un clou que l’on enfonce soi-même et qui nous tient en laisse. » 

Thalia Remmil

Les restes de l’enfance

« L’enfance, c’est une peinture de l’âme qui a le talent d’éternité. »

Thalia Remmil

Le faux amour, le masque du diable

« L’amour peut s’habiller de mille feux, qui te réchauffent, te consument, puis te glacent. »

Thalia Remmil

On raconte beaucoup avec une citation, quelques mots qui s’enchainent les uns aux autres, et qui évoque en quelques phrases l’essentiel de ce que l’on veut signifier. Quelquefois, il n’est pas nécessaire d’écrire un long texte explicatif alors que quelques mots suffisent. Les cadavres qui ont dormi au fond de moi, j’ai réussi à les réveiller, à les apprivoiser, à m’en défaire pour certains, et à vivre avec pour d’autres. Je crois que certains sont tatoués pour la vie, indélébiles. Mais je crois aussi que même s’ils ressurgissent à certains moments de nos vies, sans qu’on s’en aperçoive forcément, à force d’introspection, de travail sur soi en développement personnel, on est capable de prendre le pouvoir sur eux. C’est forcément une bataille que l’on mène jour après jour contre soi-même si on décide d’être maître à bord de nos débordements d’émotions, sentiments, et dysfonctionnements qui nous gâchent l’existence. Ça peut prendre des années, voire un demi-siècle. On n’a pas toujours sur sa route les belles personnes aux valeurs justes et bienveillantes. Non, quelquefois, on rencontre les mauvaises personnes. Pour autant, cela fait partie de notre chemin, celui qui nous donnera les bonnes clés ; on n’atteint pas la lumière sans connaitre l’obscurité. Quelle serait l’échelle de bonheur si on ne connaissait pas la souffrance et ses différents paliers ?

Je ne crois pas avoir connu la pire des souffrances, je ne me le souhaite pas.

Je me considère comme extrêmement chanceuse parce que mon cœur n’abrite aucun démon. Tiens, les démons, en voilà d’autres cadavres qui sommeillent, et nous manipulent sournoisement. Parce que dans le fond, même les pervers, les tordus, les malveillants, les dingues, les enragés sont manipulés par leurs cadavres. La différence avec les personnes fondamentalement « humaines », c’est qu’ils cohabitent avec sans aucun désir de s’en séparer.

Si j’ai un conseil à te donner, ne discute pas avec le diable.

Thalia

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