Au Pays d'Elles

du trauma de l’enfance à la conquête de soi : Pour régler sa vie, il faut se connaître soi-même.

INTROSPECTION ET THERAPIE

« Moi, Dali, qui suis plongé dans une constante introspection et une analyse méticuleuse de mes moindres pensées, je viens de découvrir soudain, que, sans m’en rendre compte, toute ma vie je n’ai peint que des cornes de rhinocéros. ». Salvador Dali

On m’a dit : « Tu trouveras la vérité en chemin » J’ai demandé : « Où est le chemin ? »

On m’a répondu : « C’est toi le chemin, trouve-toi ! »

Dans cette autobiographie, j’aborde de façon personnelle mon chemin de vie et j’essaie d’apporter aux autres, et particulièrement aux femmes qui ont eu le même vécu que moi, quelques réponses ainsi que quelques solutions pour enfin accéder à la résilience.

Toute ma vie, et c’est certainement ce qui m’a permis de me relever de toutes les difficultés rencontrées, je me suis confrontée à mes dysfonctionnements et j’ai beaucoup réfléchi sur moi-même. A l’instar de Salvador Dali, peintre et artiste renommé et de grand talent, je suis plongée dans une introspection incessante, et dans l’analyse de mes fonctionnements ainsi que dans ceux des autres. Je suis très attachée à l’enfance parce qu’elle est la racine de tout. Je ne reste absolument pas coincée dans le passé mais je pense que c’est en comprenant ce qui a été « perturbant » pour notre psychisme lorsque nous étions enfant, que nous pouvons accéder à notre vérité. Quand bien même se connaître soi-même ne servirait pas à trouver cette vérité, cela sert au moins à réequilibrer sa vie, et celle que l’on mène avec les autres.

Les véritables fondations de notre vie spirituelle que sont les valeurs comme la sincérité, la générosité, la bienveillance envers soi et les autres, le don de soi, ne peuvent pas nous être accessibles en toute authenticité si nous ne cherchons pas à vraiment nous connaître.

Dans cet article, j’aimerais aborder l’introspection et la thérapie: L’introspection désigne l’activité mentale que l’on peut décrire métaphoriquement comme l’acte de « regarder à l’intèrieur » de soi, par une forme d’attention portée à ses propores sensations ou états. La thérapie est une méthode de traitement de certains troubles psychiques ou psychosomatiques.

L’introspection est en quelque sorte la thérapie que l’on emploie soi-même pour tenter de comprendre ce qui se trame en nous, et comment y remédier. Alors que le travail en thérapie s’effectue avec une personne habilitée et formée pour nous aider à cette compréhension et guérison.

L’introspection et la thérapie : apprendre à se connaitre

« L’amour de soi commence lorsque l’on se rencontre. »

Que se soit en utilisant ses propres ressources en tentant de s’analyser soi-même ou en faisant appel à des professionnels thérapeutes pour nous y aider, il s’agit toujours de la même chose pour une même finalité qui est de se connaître afin de mieux régler sa vie, et ses comportements envers soi et envers les autres. C’est à mon avis, une erreur que de penser que nous pouvons accéder à notre moi profond en ne pratiquant que l’introspection. Certaines choses qui se passent en nous et nous font agir de manière peu adaptée ne sont pas compréhensibles si nous n’arrivons pas à faire des liens avec des blessures anciennes de l’enfance. Je vous conseille les lectures fortes enrichissantes de Louise Bourbeau, qui est la fondatrice du centre de relation d’aide et de développement personnel Ecoute ton corps. Elle a écrit de nombreux livres dont « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » et a donné plusieurs milliers de conférences et formations sur la question. Il est extrêmement intéressant de chercher à relier certaines de nos réactions « vives et peu conformes » aux situations, à certaines blessures émotionnelles, et notamment celle qui nous a touché lorsque nous étions jeunes et incapables de trouver les réponses adaptées. C’est justement lorsque nous ne trouvions pas ces réponses que nous avons mis en place des mécanismes de défense qui, s’ils n’ont permis de nous construire une carcasse de protection, sont aussi devenus à l’âge adulte peu appropriés, ralentissant alors l’accès à ce que nous sommes vraiment.

J’ai passé une bonne partie de ma vie à parler avec des thérapeutes, essayant de nombreuses méthodes pour faire les liens nécessaires qui m’ont permis de comprendre mes schémas internes, mes conditionnements et mes croyances. Je l’ai souvent fait de manière mentale, retardant ainsi ma guérison car il n’y a pas de meilleur chemin que celui du cœur qui parle, crie, pleure et exprime tout ce qu’il a enseveli durant des années. J’ai pleuré des litres de larmes salées, et j’ai fait des liens essentiels par rapport à mes traumas d’enfance. Le jour où j’ai enfin compris que ma mère m’avait « tuée » symboliquement parlant, ce jour-là, je suis sortie de mon déni et j’ai accepté de me regarder en face.

 

L’introspection et la thérapie : apprendre à agir

« C’est une longue marche que d’arriver à soi-même. »

Comment créer sa vie si ce n’est en actant sa vie ? C’est en devenant acteur et non spectateur, que l’on peut devenir maître à bord de son navire. Le problème lorsque l’on ne sait pas qui on est, c’est qu’on laisse les autres guider nos pas. Alors bien sûr qu’on ne peut pas faire autrement jusqu’à un certain âge de maturité, mais lorsqu’on a aucune confiance en soi, et qu’on méconnait l’énorme potentiel qui dort à l’intérieur de soi, on ne fait bien souvent que de se soumettre aux convictions des autres et l’on devient esclave des autres et de leurs besoins, sans prendre en compte nos propres besoins. Pour peu que l’on soit devenu comme je l’étais moi-même, dépendant affectif – ce qui est une vraie pathologie dont il est très difficile de se sortir -, alors on devient la proie facile des autres qui nous marchent dessus, et nous manipulent. Parce qu’on a besoin de se sentir aimé, et reconnu, on se laisse abuser. Lorsqu’enfin, le jour arrive où l’on se décide à se prendre en mains en allant consulter, alors on se révèle à soi, et c’est le début d’une longue marche. La quête de soi débute lorsque l’on prend conscience qu’on existe à part entière, et qu’on a le droit d’affirmer ses propres besoins. Voilà pourquoi, il est nécessaire d’agir pour découvrir tout ce que nous recelons comme trésors enfouis au fond de nous, enfouis et apeurés.

L’introspection et la thérapie : entendre et ne plus se faire mal

« Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux mais en plongeant dans son obscurité. » Carl Gustav Jung

Et cela fait super mal ! Je n’ai jamais autant souffert que lorsque j’étais en thérapie. Aujourd’hui, je le suis encore à raison d’une séance tous les quinze jours mais je ne suis plus en souffrance. J’ai encore besoin de quelques réglages de peaufinage. La plupart des liens destructeurs, je les ai trouvés, absorbés, acceptés et digérés. J’ai réussi à me restructurer et à ne plus me laisser mal-menée par mes dysfonctionnements. Alors bien sûr je reste la femme hypersensible, et quelquefois en proie aux états d’âme, mais je sais qui je suis, je l’affirme, je suis maître à bord, et je ne me laisse plus manipuler, ni par les autres et encore moins par moi-même ! J’ai traversé les flammes de l’enfer pour en arriver là ! Et je suis tombée deux fois en dépression. Mais j’ai accepté l’aide extérieure, et j’ai accepté de me remettre en question parce que d’une part, ce n’est pas en accusant les autres ni en se victimisant, que l’on grandit et que l’on devient plus forts, et que d’autre part, il est indispensable d’être assez humble pour accepter que l’on a tort et que l’on a le choix de modifier ses certitudes. Alors oui, la résilience en passe par l’obscurité pour se révéler dans toute sa prodigieuse lumière. C’est alors un jour nouveau qui s’ouvre, de clairvoyance et de magie que de lire enfin son cœur et de ne plus être aveugle à soi. Il faut savoir saisir ces moments où notre vie dérape dans la lumière, et où l’amour supplante la peur. Ce sont des moments rares et précieux, riches de toute la noirceur lumineuse.

Thalia Remmil

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