TENDRESSE AVEUGLE

Un roman qui parle de la maternité, une renaissance, une résilience.

Maternité et Résilience

Définitions Wikipédia

La maternité peut désigner :

  • Le fait d’être mère.
  • Le fait de porter et de donner naissance à un enfant, c’est-à-dire la grossesse et l’accouchement.

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d’une façon socialement acceptable. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l’enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l’encadrement médical d’une thérapie.

La maternité est un de mes thèmes de prédilection. Parce que dans mon cheminement personnel, le fait de devenir mère a été une véritable soupape de sécurité, une survie, une étape essentielle dans ma reconstruction et dans la réparation de mes manques affectifs.

La résilience est aussi un de mes thèmes de prédilection car j’ai mené de durs combats contre moi-même, grâce à mes expériences – notamment le fait de devenir mère – mais aussi grâce au travail thérapeutique que j’ai entrepris avec quelques thérapeutes compétents. L’écriture fait partie des thérapies qui m’ont aidé dans cette quête de sens, cette quête de moi, cette quête de liberté et de renaissance.

Dans mon premier roman, Nahéma, mon héroïne, va devenir mère, et c’est à travers cette étape de sa vie qu’elle trouve la plénitude, cet état qui donne le sentiment d’être « remplie », d’une force si intense que rien ne peut plus jamais nous faire baisser les bras.

La maternité : Devenir une femme à part entière

« Vous voyez, mes enfants, tout est une histoire d’amour, de regard sur le monde et de baguette magique. Ce regard m’a sauvé la vie ; cette baguette, j’en ai fait ma force. »

Thalia Remmil. Tendresse aveugle

Il n’est pas aisé de passer du statut de femme à celui de mère. Chaque femme passe ce cap de façon différente, de la détestation totale à être enceinte au bonheur absolu de cet état d’être incomparable à nul autre.

Pour moi, le fait de porter un enfant par deux fois- puisque j’ai une fille qui a 29 ans aujourd’hui et un fils qui a 26 ans -, n’a été que du bonheur. J’aurais pu passer des mois entiers dans mes grossesses, et envisager d’avoir beaucoup d’enfants. C’est comme si je me sentais habitée, et du coup, moins perdue dans ma solitude. Je ne prétends pas qu’une femme ne soit entière que lorsqu’elle devient mère. La maternité est un choix qui est personnel, non une obligation. Enfin, la maternité devrait être un choix pour toutes les femmes, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Mais devenir une mère n’est pas anodin et provoque de nombreux bouleversements, physiques et psychologiques. Pour ma part, devenir mère m’a aidé à grandir, à comprendre quel est la signification à donner au mot responsabilité, à prendre une vraie place en ce monde : celle d’une femme qui donne un sens à sa vie. C’est dans cet esprit que je dis être devenue une femme à part entière.

La maternité : la complétude

« A trente-deux ans, je deviens mère ; ce sentiment de complétude repeint en couleur toutes les fêlures de mon cœur. »

Thalia Remmil. Tendresse aveugle

La complétude, ça rime avec plénitude, ça rime avec finitude. Pour autant, devenir mère est un commencement qui n’a de cesse de se renouveler. La maternité demande une adaptation perpétuelle, un apprentissage et une réflexion sur la parentalité :

« La parentalité désigne l’ensemble des façons d’être et de vivre le fait d’être parent. C’est un processus qui conjugue les différentes dimensions de la fonction parentale, matérielle, psychologique, morale, culturelle, sociale. »

Devenir parent ne coule pas de source et modifie radicalement l’existence pour toute la vie. On ne porte pas un enfant que pendant neuf mois, on le porte jusqu’à ce qu’il puisse se porter lui-même seul, face à la dureté du monde. Personnellement, je porterai mes enfants jusqu’à ma mort, non pas dans le sens, je ne couperai jamais le cordon, mais dans le sens que je serai Maman, dans toute sa connotation de responsabilité.

Le fait de devenir mère a soigné beaucoup de mes fêlures, et je dis souvent que sans la venue au monde de mes enfants, je n’aurai eu ni la force ni le désir d’y rester vivre. Ça peut paraître exagéré, mais pour l’hypersensible que je suis, après les nombreux chaos psychologiques et traumatiques vécus, les mauvaises rencontres, les désillusions sur la nature humaine, et la cruauté de ce monde, mes enfants ont été ma raison de vivre sans perdre espoir.

 

La maternité : Un air de paradis

« Il flotte comme un air de paradis, l’ivresse d’un éden. (…) Un second souffle, le printemps, l’éclosion des coquelicots. »  

Thalia Remmil. Tendresse aveugle

L’enfer de ce monde est largement adouci par le l’ivresse d’une maternité. Ce n’est que mon ressenti. Le paradis existe pour moi quand mon cœur de Maman, et désormais Mamie est comblé de tant d’amour inconditionnel. Car il s’agit bien là d’un amour sans condition, le seul sans doute. Mon parcours d’enfance a fait que je sois devenue mère bien plus que la femme d’un homme. Les choses sont ainsi que l’on devient tout le contraire de ses parents ou identique à ses parents.

 

La maternité : Une nouvelle histoire de vie

« Te voilà, mon fils. Ton premier cri, ton premier mot sur la nouvelle page de ma vie. » 

Thalia Remmil. Tendresse aveugle

La sensation de mon premier enfant, ma fille, dans mon ventre a déclenché mon désir de vivre, et a rempli corps et âme d’un sentiment de renaissance. J’ai cessé d’être boulimique, de me remplir de nourriture pour combler mon vide existentiel. J’ai guéri quelques parties de moi abimées…pas toutes, mais j’ai ouvert de nouveaux chapitres dans mon histoire, guidée par cet amour, que je n’avais pas connu chez ma propre mère. Je crois que pour certaines femmes, la maternité est une contrainte, une difficulté qui leur rend la vie quotidienne ennuyeuse, compliquée voire pénible. J’espère que le pourcentage de femmes qui deviennent de « bonnes mères » en prenant soin de leurs enfants, en leur prodiguant les soins dont ils ont besoin, en leur donnant l’amour nécessaire à chaque étape de leur éducation, est largement supérieurs aux mères maltraitantes. Elles existent, je suis bien placée pour en parler, mais je veux croire que l’amour sera toujours plus fort que le mal.

La maternité : la résilience

« Dans les coulisses d’une scène de vie quotidienne dont nous sommes les comédiens, le plus beau rôle qu’il me soit donné de jouer est celui de devenir mère. »

Thalia Remmil. Tendresse aveugle

Alors oui, la maternité a été essentielle dans mon chemin de résilience. En comblant certains manques, en colorant ma vie de nouveaux projets, en me donnant des ailes pour continuer d’avancer, en m’octroyant une place en ce monde, et en rallumant certaines étoiles éteintes.

Thalia Remmil

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