Au Pays d'Elles

du trauma de l’enfance à la conquête de soi : Droguée au besoin d’amour.

Je suis une droguée

Définition simple du mot drogue :

Drogue est le nom que l’on donne aux stupéfiants, comme la cocaïne ou tout autre produit qui mène à la dépendance au détriment de la santé.

Définition du mot dépendance en relation avec une drogue :

 Etat d’asservissement à une drogue.

 

Au départ, il y a le manque, puis il y a l’attente…

Le vide se crée, la peur surgit, le besoin s’installe, et tu ne peux plus te passer de cette drogue…l’amour après lequel tu cours inlassablement.

C’est ainsi que tu deviens dépendant affectif. Au berceau de tes manques d’amour. Une mère qui s’échappe loin de toi, parce qu’elle ne ressent pas le besoin de son enfant ; un père qui t’abandonne parce qu’il n’attend rien de cette relation à son enfant.

L’enfance n’est jamais très loin lorsqu’il s’agit de nos dysfonctionnements d’adultes.

« Au secours, j’ai besoin d’amour…comme l’oiseau a besoin de ses ailes pour voler…j’ai besoin d’amour… »  Michel Berger

Un oiseau sans ailes est un animal qui ne peut pas survivre aux prédateurs. Un être humain qui ne peut plus se passer de sa drogue d’amour devient un prisonnier, soumis à son inlassable demande de carburant. Il devient la proie évidente des prédateurs qui vont lui donner un remplissage illusoire d’amour, cette nourriture dont il est l’esclave.

Il y a ceux qui naissent et grandissent auprès de sources d’affections pures, limpides, douces, et donneuses d’espoir,

Puis il y a ceux qui naissent et grandissent auprès de sources impropres à la soif d’aimer, et d’être aimé, des sources encombrées elles-mêmes de multiples poisons dont elles n’ont pas su se protéger de manière « émotionnellement intelligentes », se laissant happées par le mal, devenant elles aussi une proie malheureuse, et malheureusement.

Car l’enfance nous imbibe tous, personne n’y échappe.

Ce n’est pas trouver des circonstances atténuantes, c’est juste que, oui, l’enfance est terrible de conséquences tragiques dans les cœurs d’enfants si mal aimés.

Je me souviens le noir de mon berceau vide de l’essentiel, vide de la présence maternelle, paternelle. Mes parents ne sont pas morts quand j’étais enfant. Ils n’étaient juste pas présents à moi. Alors c’est quoi dans le fond la mort si ce n’est déjà faire le deuil d’une relation qui ne se met pas en place…

Je vois très souvent dans la vie des autres ce manque qui les a marqués. Un vide impitoyable, un tonneau des danaïdes. Tu connais l’histoire du tonneau des Danaïdes ? C’est le mythe du châtiment imposé aux Danaïdes (les 50 filles du roi Danaos dans la mythologie grecque), qui sont précipitées aux Enfers, et condamnées à remplir éternellement des jarres percées…un objectif de remplissage irréalisable, tueur d’espoir, absurde, sans fin.

Le sens à donner à cette histoire ?

Le sens que moi je lui donne : Si tu cherches toute ta vie après un amour que tu n’obtiendras jamais, tu es condamné à un but illusoire, mais surtout, tu es condamné à rester prisonnier d’une quête impossible.

L’inaccessible étoile. Le port des chagrins des départs, la brûlure d’une possible fièvre, la lutte toujours, pour l’or d’un mot d’amour…Qui mieux que Brel pour chanter ce rêve d’un cœur qui n’est jamais tranquille…Cette quête de Don Quichotte, impossible quête d’un chevalier errant et illuminé qui part combattre le mal…Un personnage fascinant, un archétype littéraire grandiose, un fou parmi les fous.

Je crois que c’est fou en effet de chercher à changer le monde, de lutter sans cesse contre ce qui est en ce monde, le mal. De chercher à atteindre un ciel rempli d’étoiles. Elles sont filantes ces étoiles…On peut avoir quelquefois le sentiment fou et audacieux de les toucher de près, presque à s’en brûler, à ‘s’en faire mal tellement c’est beau, intense, magique.

Ça ne dure pas.

Mais ça vaut la peine de savourer cette paix, ne serait-ce que l’instant d’un instant, bref, d’un pur bonheur qui suffit à redonner l’espoir.

J’aurais adoré être un personnage de roman.

Parce que j’aurais pu m’écrire comme une fiction délirante et ne pas m’en sentir inestimable ou coupable.

Tu sais ce qui est terrible en ce monde ?

C’est de rester dépendant.

La dépendance crée un sentiment de frustration permanente. Un tonneau percé… l’amour dès qu’on l’approche, et qui s’enfuit déjà…

Je suis née dépendante, comme toi ! L’enfance est une dépendance d’amour où se crée la dépendance affective. Ton histoire commence là. Tout commence là. Mais rien ne s’arrête là !

On en sort tu sais de notre enfance tragique ou pas. On en sort de nos manques, on en sort de ce vide existentiel qui nous tue à coups de pourquoi.

Viens !

Viens tout contre moi.

Approche, n’aie pas peur.

Viens, je t’emmène. Plus loin, plus loin que tes peurs…

Je te donne tout ce que j’ai à moi…

Au Pays d’Elles,

Je t’emmène, au pays de Thalia, là où la lumière perce le sombre, là où les étoiles délivrent le secret que tu portes en toi.

Je t’attends, j’ai toujours de la place pour toi, l’amour jamais ne se tarit au pays des fées.

Thalia

 

 

 

 

 

 

Thalia Remmil

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