Au Pays d'Elles

du trauma de l’enfance à la conquête de soi :comment l’écriture est un art-thérapie, une aide précieuse à la quête de soi.

Ecrire son premier roman psychologique

Définition Wikipédia :

 

Le roman psychologique (ou roman d’analyse psychologique, également connu comme « réalisme psychologique »), est une œuvre de fiction qui met l’accent sur la caractérisation intérieure de ses personnages, ses motivations, circonstances et actions internes qui naissent ou se développent à partir des actions externes. Le roman psychologique « met en second plan la narration pour favoriser la description des états d’âme, les passions et les conflits psychologiques » des personnages.

Lorsque j’ai commencé à écrire des romans, je ne me suis pas posé la question du genre des romans que je voulais écrire. Parce que moi, c’était l’évidence. Tout ce qui touche à la psychologie et aux ressorts de la psychologie humaine me passionnent. Depuis toute petite déjà, j’ai toujours été attirée par les questions sur le sens de la vie, et cette quête que nous sommes amenés en tant qu’être humain à poursuivre.

Tous les parcours de vie rencontrent de nombreux conflits relationnels aux autres, mais aussi à soi-même. C’est ce qui fait leur richesse. Une existence qui ne serait que limpide, coulant de source, ne serait pas une existence humaine…

Sartre écrivait « L’enfer, c’est les autres. »

Je l’exprime souvent ainsi moi-même, tant il m’est difficile d’appréhender les autres, et leur façon d’être dans ce grand « Tout » qu’est notre humanité.

Pourquoi écrire ?

« L’acte d’écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n’était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout. »

Stephen King

« Vivre ou écrire, il faut choisir ! » écrivait Proust.

Ecrire est pour moi une délivrance. C’est donc tendre vers un désir de vivre ! Un peu comme si je m’extirpais de mes prisons intérieures pour partir à la rencontre de moi, dans ce partage des mots, des émotions avec les autres. Je ne choisis pas entre vivre ou écrire car je vis lorsque j’écris : « Le paradis existe, j’y suis lorsque j’écris. »

Tout est question de relation, d’interaction. Même si je suis seule car l’écriture est un acte solitaire, je me sens en lien avec cet autre qui, je l’espère, lira mes mots, et saura saisir ce qui pour lui, sera aussi une délivrance. Lire les autres auteurs m’a beaucoup aidé dans mon parcours de vie. Parce qu’il m’est arrivé souvent de ne pas parvenir à déchiffrer mes sentiments autant que mes émotions, et que je me suis longtemps demandé « qui suis-je ? », j’ai trouvé au travers de mes lectures de nombreuses réponses. C’est ainsi que j’ai eu de nombreux déclics. Parce qu’une phrase lue déclenchait chez moi une tempête, voire un ouragan. Ou bien un déluge de larmes. Quelquefois des sourires, ou de rires. Quelquefois une introspection nécessaire à toute quête de soi, ou bien le désir d’aller y voir plus en profondeur et de me faire accompagner par un professionnel.

Lecture et écriture sont pour moi inséparables. J’y trouve un réconfort indéniable, une source inépuisable de soutien et d’aide. Les deux sont des art-thérapies dont je ne saurais pas me passer. Quand je lis, je me balade au gré de ce qui fait écho en moi. Quand j’écris, je m’échappe au gré de ce qui m’inspire. J’écris comme une mise à nu de mes émotions, comme pour dévoiler un jardin secret qu’il me plait de partager.

Pourquoi écrire des romans psychologiques ?

« Ecrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir. »

Christian Bobin

Chaque auteur a son domaine de prédilection selon ses aspirations personnelles. Je pense que je pourrais écrire des romans noirs, très noirs. Je pourrais écrire des romans érotiques. Ou encore de la poésie, ce qu’il m’arrive de faire parfois. La question de savoir pourquoi j’écris des romans psychologiques est intimement liée à ma personnalité. Je suis une passionnée de la psyché humaine. J’aime décortiquer les âmes humaines. J’aime me faufiler dans les méandres des sentiments et des états émotionnels. J’aime essayer de comprendre les comportements reliés aux blessures émotionnelles de l’enfance car tout vient de là, de ce temps où nous n’étions que de jeunes âmes malléables, innocentes et pas encore perverties.

 

Comment écrire un roman psychologique ?

« J’écris seulement si quelque chose me coule du cœur aux mains. »  

Christian Bobin

C’est ainsi que j’écris. Comme un cri du cœur. Comme des larmes, comme des éclats d’émotions. Pour pouvoir écrire un roman psychologique, il faut s’intéresser à la psyché humaine car l’accent est mis sur l’aspect humain des personnages, sur leurs sentiments, leurs émotions, leurs peurs et angoisses existentielles, leurs contradictions, leurs frustrations, leurs ténèbres, leurs faces cachées, dissimulées sous de nombreux masques.

Alors écrire un roman psychologique, c’est avant tout écrire l’âme humaine, et pour savoir bien l’écrire, il est nécessaire de l’avoir décortiquer de près, d’en avoir analysé les moindres recoins, d’en connaître les fonctionnements subtils, mais aussi inconscients.

Guy de Maupassant a écrit : « Les mots noirs sur le papier blanc, c’est l’âme toute nue. »

C’est cela écrire un roman psychologique.

Et si j’écrivais un thriller psychologique ?

« Cette histoire vraie inimaginable sera une fiction qu’on ne pourrait pas imaginer comme étant un récit de vie autobiographique, tant son esprit est tordu. Je ne peux qu’en faire un thriller psychologique dont on me dira que j’ai une imagination de la perversité bien affûtée. Je vous répondrai que j’ai l’esprit de mon vécu. » 

Thalia Remmil

Si vous savez lire entre les lignes, alors vous avez la réponse à la question. J’aime l’implicite car il ouvre l’esprit à la réflexion. Ecrire un thriller, c’est faire vivre ses héros sur le fil du rasoir, la peur au ventre ; c’est faire vibrer son lecteur de frissons en le tenant en haleine et en lui glaçant le sang, en le mettant dans la peau d’un psychopathe auquel il va s’attacher tout en ayant envie de le trucider, en l’impliquant dans le projet machiavélique d’un « méchant », en déclenchant chez lui de l’empathie pour le héros « anti-héros » qui a ses failles, ses démons intérieurs. Dans le fond, il s’agit toujours d’une quête personnelle, celle de l’auteur, de ses personnages, et du lecteur dans des jeux de miroirs…

La créativité : indispensable dans la quête de soi

« Ce n’est pas le désordre, c’est la liberté de création. »

Je ne suis pas instable ni dysfonctionnelle. Je suis en perpétuel mouvement de l’esprit. Alors je bouge, je remue, je modifie, je m’adapte. Bref je crée ! Je ne sais pas être linéaire, je ne sais pas être toujours la même. Ne me dîtes pas que je ne suis pas équilibrée car l’équilibre de chacun est en lien avec sa personnalité. Il n’y a pas de jugement à porter sur la façon dont une personne trouve sa place en ce monde, à partir du moment où elle le fait sans empiéter sur l’espace de l’autre, sans écraser l’autre, sans lui voler sa liberté.

La quête de soi est synonyme est une aventure intérieure, un face à face avec la partie immergée de soi que l’on souhaite rencontrer pour l’apprivoiser. Cette quête est infinie car on n’en a jamais fini avec soi-même. C’est un peu comme si on cherchait à se créer sans cesse. En ce sens, la créativité est essentielle dans ce périple qui nous pousse à découvrir les trésors enfouis au plus profond de nous.

Thalia Remmil

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