Au Pays d'Elles

du trauma de l’enfance à la conquête de soi :Pourquoi la famille est si importante dans la construction de soi.

La famille, le berceau du moi

« La vie de famille requiert une force, une persévérance, un oubli de soi dont le bonheur de ses membres est le fruit. » Grace Kelly

 

J’ai envie aujourd’hui d’écrire un article sur l’importance de la famille dans la construction de soi. D’abords parce que Noël approche, et ensuite parce que la famille est pour moi le socle essentiel, le plus solide et le plus doux, là où l’amour ne finit jamais, cet amour autour duquel, malgré certains liens toxiques, l’enfant grandit et se construit son identité.

Dans cette autobiographie, j’aborde de façon personnelle tout ce que j’ai vécu d’un point de vue émotionnel. Je raconte bien sûr les liens que j’ai construit avec la famille dans laquelle j’ai grandit jusqu’à mes onze ans. Puis, je raconte aussi les liens que j’ai construit avec ma mère, mon père et mon beau-père, les figures irremplaçables et fondamentales dans la vie d’un enfant. Je parle aussi beaucoup de la maternité et de cet amour inconditionnel porté à mes enfants, amour qui m’a nourrit et m’a permis en grande partie, de tenir debout et de croire en la vie, alors que je dois faire face à des felûres dans mon psychisme qui me mènent l’existence dure.

Lorsque l’on est un enfant abusé et manipulé, on grandit de travers, sans les repères déterminant pour une vie future équilibrée et stable. Le noyau familial est absent dans sa fonction protectrice et sécuritaire, alors l’enfant tente de se créer des repères tout seul. Il met alors en place un tas de défenses qui vont être une sorte de bouclier de survie. Cela mène bien evidemment à des dysfonctionnements et des schémas destructeurs, comme l’auto-sabotage dont j’ai parlé dans l’article précedent celui-ci. Parce que la famille est la base de l’éducation et devrait être le plus beau cadeau que la vie nous donne.

 

La famille : la construction de l’identité de soi

« On transforme sa main en la mettant dans une autre. » Paul Eluart

Il y a la naissance et bien avant la naissance, il y a les premiers battements de cœurs dans le ventre de maman. Beaucoup de choses se passent dans ce cocon protecteur où le fœtus perçoit déjà les ressentis de sa mère, distingue les émotions de ses parents, entend leurs voix…

L’identité de soi démarre bien avant la naissance. On vient au monde avec des liens indéfectibles avec ses deux parents, que ces liens soient d’amour ou pas. On vient au monde avec des loyautés déjà inscrites depuis plusieurs générations. Puis on grandit avec le poids des messages parentaux. Les 270 pages de mon deuxième roman, Permission de naître, sont construites sur une narration de Timothée qui depuis le ventre de sa mère Pauline, raconte l’histoire de ses parents, leur rencontre, leur mariage, leurs difficultés de couple, la grossesse compliquée de sa mère, les liens d’amitié, les liens de désir et d’amour, et cette loi du silence qui souvent cache des secrets de famille.

C’est ainsi que l’on voit Timothée construire doucement son identité, au travers de ses sensations, de ses peurs, de ses angoisses, de ses croyances. C’est ainsi que dans le ventre de sa mère qui lui semble être bien hostile à sa venue, que se dessine la construction de son moi.

L’appartenance à la famille dans laquelle il naît revêt une importance capitale par rapport aux besoins vitaux de chaque enfant.

 

La famille : la construction de l’estime de soi

« S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. »

Oscar Wilde

Les dynamiques familiales et l’éducation sont primordiales dans notre enfance pour nous construire, et surtout pour nous construire en équilibre et en estime suffisante de nous-mêmes. Malheureusement, il arrive souvent que les parents eux-mêmes soient défaillants dans cette estime d’eux et qu’ils reproduisent alors des schémas instables au sein de la famille. Les besoins émotionnels ne peuvent se comprendre chez l’enfant que s’ils sont déjà compris à l’intérieur des parents. L’estime de soi étant le combustible essentiel pour développer la confiance en soi, et la détermination pour réussir sa vie, il est évident que cette histoire d’amour entre soi et soi, n’en sera que facilitée si l’on porte sur soi un regard de bienveillance.

J’en reviens à Timothée dans mon roman Permission de naître. Il est l’exemple même de celui qui ancré dans ses croyances, commence sa vie en s’auto-sabotant, persuadé qu’il est le vilain petit canard, effrayé par ses peurs liées au rejet de ses parents, et surtout de sa mère Pauline. Il semble ainsi en manque des nutriments indispensables à une construction de vie saine, comme la tendresse d’une mère, et sa considération, ainsi que son désir d’enfant. C’est ici que commence l’importance de la famille : dans ce regard d’amour.

 

La famille : les racines du bonheur

« La route qui mène au bonheur est toujours en construction. »

Parcourir le monde avec courage et persévérance, c’est aussi le parcourir grâce à ce regard bienveillant porté sur soi par les principaux acteurs de notre vie, nos parents ou figures parentales. L’enfant calque ses schémas émotionnels par rapport au modèle de sa famille, ainsi selon si le modèle est sain ou pas, l’enfant grandit droit ou de travers, et sa route au bonheur s’en trouve parsemée ou pas de difficultés plus ou moins grandes.

« Il n’y a pas de pire solitude que celle de ne pas être bien avec soi-même. » Mark Twain

J’en parle tout au long de mon autobiographie de cet état de mal-être avec soi-même, de mon humeur chancelante et de mes états d’âmes. De ma famille totalement malsaine et de ce que tout ça a crée comme dysfonctionnements chez moi. Mais s’il est vrai que le chemin est compliqué qui mène au bonheur lorsque la famille ne fournit pas le socle solide à la construction de soi, il n’en reste pas moins que nous sommes tous capables de trouver en nous la force de changer et de modifier l’histoire de notre vie. Nous pouvons soigner nos carences, entrer en résilience et devenir quelqu’un de bien, heureux et équilibré même si l’on garde une part de folie. C’est ce message d’espoir que j’envoie au travers de mon autobiographie. Espoir et résilience. Et pour terminer, j’espère que vous passerez un noël 2020 réuni autour des vôtres, empli d’amour et de tendresse. Pour moi, noël est attendu tous les ans avec la même joie, noël est la fête de la lumière.

Saviez-vous que l’arbre de noël symbolise la vie ? Le rituel de l’arbre de noël symbolise l’arbre de la vie, de notre quête vers l’amour, la sagesse, la justice, la bienveillance. Le sapin de noël nous rassemble tous, dans un lien de famille, dans un lien de paix et de plénitude intérieure. Voilà ce que je vous souhaite en cette fin d’année difficile et perturbée. Je vous souhaite que ce temps de fêtes soit lié aux bons sentiments et à l’amour.

 

Thalia Remmil

 

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