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THALIA REMIL, l’appel du destin dans le Vexin.

Eté 2007, je me promène à Vigny, une ville située entre Cergy et Magny-en-Vexin, non loin de Menucourt où je vis alors avec ma famille, mes deux enfants, mon mari, mon père et tous mes animaux. Je passe devant l’agence immobilière, et cette annonce est là en vitrine, elle m’appelle. C’est sûr, cette maison est pour nous, aucun doute, il n’y a pas de hasard. Sinon, pourquoi mes pas se seraient-ils attardés ici ?

Moi, j’y crois à ces appels du destin, ces signes que nous croisons et qui nous disent « écoutez-nous », « entendez-nous », « ne passez pas votre chemin sans rien comprendre car il y a pour vous, en cet instant, plus qu’une compréhension, une évidence ».

Peu importe cette évidence, se trouve ici, à la croisée des chemins, une mélodie sur laquelle une danse vient nous emporter, un rock, une salsa, un slow ? Ce sera pour moi, toutes les danses à la fois.

Nous signons pour cette maison, en août 2007. Nous signons pour douze ans de vie, pour des conflits, des batailles, des moments de bonheur. Nous signons pour le meilleur comme pour le pire. Nous posons nos valises à Théméricourt, petite commune du Val d’Oise située à 50 KM du nord-ouest de Paris. La maison est une ancienne ferme déjà partagée en deux, située non loin de l’église dont la partie la plus ancienne date du XII siècle et du château, propriété devenue depuis 1995 la Maison du Parc régional du Vexin Français.

Théméricourt, terre d’écrivains, devient pour moi un lieu de vie très inspirant, où ma créativité continue dans la création de chambres d’hôtes. Je prends alors un plaisir infini à composer la décoration de 4 suites chambres d’hôte à thème, très romantique pour les couples en recherche de déconnexion totale, le temps d’une soirée en tête-à-tête amoureux. Le temps d’un slow…

Quel bonheur que de se lever le matin, avec le chant des hirondelles ! Tout le monde est heureux ici où il fait bon vivre. C’est autour de mes chats, loin des battements de vie incessants de la ville de Cergy ou encore Magny-en-Vexin, dans cet espace de vie exceptionnel, que je reprends ma plume…

En 2017, j’écris un livre, une autofiction, je crée un blog Adieu voleurs de vie et une page Facebook Adieu voleurs de vie qui a aujourd’hui plus de 6600 abonnés. Loin de moi alors, l’idée de publier sérieusement. J’écris, je pose des mots, des cris, des pleurs, je dépose ces choses qui font trop mal prostrées en dedans, ces choses que ma plume, comme un exorcisme, va faire naître. Je me sens devenir auteure, tout doucement, bien que ce ne soit pas ma priorité, bien que le syndrome d’imposture induise le doute en moi, et que rien ne m’apparaisse comme légitime. Je n’ose pas dire que j’écris, que je suis écrivaine. Parce que ça fait prétentieux, parce que ça fait aussi grande rêveuse installée sur son tapis volant.

Mais j’aime écrire. Plus que tout, depuis l’enfance, j’aime l’écriture, la poésie, la philosophie, la lecture. Alors, je persévère, j’écris mes états d’âmes, Baudelaire aurait pu être un ami… c’est certain…Je pose ma plume au féminin sur des pages blanches que je noircis, et plusieurs manuscrits voient le jour. Ils sont inachevés, non corrigés, et bien-sûr je commets l’erreur de les envoyer sans parfaire mon travail, à des éditeurs, qui n’en veulent pas. Je le savais. Cela se nomme l’auto-sabotage ou comment faire exprès de se mettre une balle toute seule dans le pied… parce qu’on est certain de ne pas mériter quoi que se soit de valable pour soi.

Loin de baisser les bras, je continue d’écrire. Car les mots sont mes seuls compagnons de route. Dans la tête d’un écrivain, il se passe de merveilleuses aventures. J’écris tout le temps. Au volant de ma voiture, dans mon bain, en nageant, en baladant les chiens, en faisant le ménage, les courses. Et j’aimerais pouvoir tout enregistrer car souvent, j’écris des trucs super beau ! C’est comme ça l’inspiration, ça vient tout seul et ça repart, on n’a pas le temps de rattraper les jolies phrases, on les oublie. Je me dis qu’elles reviendront sonner à ma porte quand j’en aurais besoin, je ne me soucie pas, car pendant ce temps, je suis heureuse. Heureuse d’écrire.

En décembre 2018, je me décide enfin à publier. Je me lance dans la grande aventure de l’autoédition. Moi qui voulais trouver un éditeur qui me prenne par la main, moi qui craignais de m’aventurer sur des versants enneigés, verglacés, par peur de glisser et de tomber, je fonce. Bien-sûr, c’est énorme. La somme de travail à abattre me paraît gigantesque. J’ai des moments de panique, ces moments où je me dis que jamais je n’y arriverai. Je ne suis pas seule dans l’expédition, ma cousine m’accompagne, mes amis me soutiennent, je fais des rencontres fabuleuses et déterminantes pour mon parcours d’écrivaine en déposant mon manuscrit en lecture gratuite sur le site Monbestseller.com. J’y rencontre mon futur correcteur à qui je dois beaucoup, mais aussi d’autres écrivains autoédités qui me donnent de nombreux conseils. Je me forme, je lis beaucoup d’articles, je partage avec les autres sur les réseaux, je fais de nombreux post sur Instagram et sur ma page Facebook Thalia Remmil Auteure.

Mon premier roman, Tendresse aveugle, est remanié, corrigé et publié sur la plateforme Librinova le 19 avril 2019, un jour porte-bonheur, celui de ma naissance. Ce livre est un roman psychologique que j’ai écrit en trois mois, sans grosse difficulté. J’ai eu le sentiment que ma plume était légère, très inspirée, comme dictée par un autre…cet autre c’est, j’en suis certaine, mon inconscient. Il y a beaucoup d’implicite, de métaphores, de poésie. J’ai adoré écrire ce livre. C’est un roman, une fiction dans laquelle on retrouve beaucoup de moi, pour ceux qui me connaissent très bien. La fin, pour peu qu’on sache lire entre les lignes, et que l’on comprenne un peu la psychologie et le fonctionnement de l’inconscient, donne les grandes lignes de mes traumas d’enfance.

L’histoire de l’Héroïne Nahéma, cette petite fille dont la vie a basculé à l’âge de 5 ans, est un peu la mienne…Chaque enfant vit le divorce de ses deux parents avec sa propre sensibilité ; chaque enfant subit à sa manière l’environnement dans lequel on lui impose de grandir ; chaque enfant devient un adulte porteur d’une mission, nos vies sont porteuses de sens dont nous sommes les messagers…

Nahéma est cette enfant, cette petite fille assise au beau milieu d’un labyrinthe, à ne jamais savoir à quel moment le minotaure va décider de son sort, et sans vraiment comprendre pourquoi on l’a placée là, dans ce rôle auquel elle ne trouve pas de sens. Qui suis-je ? Cette question, elle se la pose inlassablement pendant de nombreuses années. Elle est en quête de vérité, sa vérité. Qu’elle découvrira à la fin du roman.

Ce roman est l’histoire d’une résilience d’une femme en quête de vérité, une femme qui part à l’exploration de ses traumas d’enfance. C’est aussi une merveilleuse histoire d’amour entre un père et sa fille. Ce père s’appelle Greg, Grégoire est le prénom de mon père. On pourrait dire de ce roman qu’il est une autofiction, mais il est un roman, une fiction, une intrigue psychologique pas si mal réussie pour un premier roman.

Mon deuxième roman, déjà écrit, Permission de naître sera publier le 19 avril 2020.

Aujourd’hui, je fais ce que j’aime le plus au monde, j’écris et je sais que plus personne ne tiendra ma vie entre ses mains. Parce qu’aujourd’hui, j’ai décidé d’être l’actrice de ma mission en ce monde. Nous avons tous une mission sur terre. Peu importe en quoi elle consiste pourvu qu’elle soit apporteuse d’amour, d’espoir, de bienveillance. Pourvu de combattre le diable et ses potes. Pourvu de ne pas discuter avec lui, pourvu de ne pas badiner avec les anges, pourvu d’exister pour que ce monde devienne meilleur, pour devenir de meilleures versions de nous-mêmes.

Thalia Remmil, femme, mère, auteure.

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